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42 LOIRE : POMME de TERRE:
essais concluant
essai suivi
par M. GOURGAUD de la chambre d'agriculture de la LOIRE.
L’année 2007
aura été marquée par des attaques sévères de Mildiou un peu partout en France
dont l'agressivité a été très difficile à maîtriser. Malgré un contexte
climatique très particulier, les essais du groupement technique des maraîchers
de La Loire se poursuivaient cette année
encore suivant 2
axes : trouver une suppléante à Monalisa en pomme de terre de consommation et
essais de variétés en chair ferme en plaine ou moyenne montagne.
> POMME DE
TERRE DE CONSOMMATION
Monalisa : le
standard actuel
Avec sa belle
présentation, sa forme de savonnette et sa qualité reconnue, elle reste la plus
cultivée. Mais sa sensibilité à la gale commune, dans certains types de sols
plutôt sableux, son problème de virus Y et sa forme nécrogène (tâches en anneaux
sur tubercule) parfois rencontrée nous font chercher vers d'autres variétés
ayant un meilleur rendement qui soient moins sensibles aux chocs et avec une
consommation plus longue. Ci-après quelques variétés expérimentées.
Poids de 10
pieds en gramme
à 83 jours
Parcelle Eric
BUISSON
- plantation
le 21 Juin
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Variétés
Calibre |
40 - 70 mm -
Poids commercialisable et nb tubercules par calibre. |
<40 mm
|
Poids brut total
|
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CUPIDO |
17900 (108) |
1250 (23) |
19 150 (131) |
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LOUISANA |
13.750 (111) |
2.050 (46) |
18.800 (157) |
|
MARABEL |
15.850 (107) |
1300 (25) |
17.150 (132) |
|
DEBORA |
12.450 (73) |
900 (22) |
13.350 (95) |
|
MONALISA |
12.350 (96) |
1.350 (34) |
13.700 (130) |
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SALINE |
11.450 (67) |
1.650 (38) |
13.100 (105) |
Variétés
proposées pour essai
> A 83 jours
CUPIDO confirme une relative précocité derrière des variétés comme ADORA ou
ANAIS.
> LOUISA vu pour
la première fois n'est pas très loin et semble déjà montrer le bout de son nez
avec un potentiel à venir important compte tenu de sa forte tubérisation.
> MARABEL reste
correct tandis que DEBORA présentée précoce ne semble pas le confirmer ici.
Nb : DEBORA sur
une autre parcelle chez Frédéric BONNEFOY avec une tubérisation plus importante
donne un meilleur poids commercialisable de 16 300 pour 113 tubercules (pour un
poids brut de 17 200 avec 141 tubercules) autant qu’Anaïs 16 200 mais avec
seulement 73 gros tubercules de bonne heure.
Poids de 10
pieds en gramme
à 119 jours
Contrôle
final le 25 JUILLET
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Variétés
Calibre |
40 - 70 mm -
Poids commercialisable et nb tubercules par calibre. |
<40 mm
|
Poids brut total
|
|
LOUISANA |
25.550 (165) |
500 (22) |
26.050 (187) |
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DEBORA |
22.150 (102) |
2.050 (46) |
22.150 (102) |
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MARABEL |
20.450 (117) |
550 (13) |
21.000 (130) |
|
CUPIDO |
20.050 (115) |
350 (14) |
20.400 (129) |
|
SALINE |
16.150 (110) |
450 (17) |
16.600 (127) |
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MONALISA |
14.750 (110) |
900 (27) |
15.650 (137) |
Observations : LOUISA : PLUS DE 2,5kg par PIED
LOUISANA
Nouveauté, en
essai pour la première fois dans la Loire. Ce fût la grande a une présentation,
lisse de forme très régulière.
Elle donne le
meilleur rendement avec une très forte tubérisation (18 à 20 tubercules oblongs
allongés) .
Mais surtout,
elle ne présente pas de gale sur cette parcelle expérimentale. Reste maintenant
à transformer l'essai. Elle mérite
d'être essayé.
Elle est donnée de bonne qualité mais sensible aux endommagements avec une
aptitude de conservation moyenne.
CUPIDO
Elle ressort
bien dans tous nos essais ces dernières années. Son point fort est sa couleur de
peau, c'est la plus claire du lot. Elle a un bon rendement, une forme régulière
et reste assez homogène en calibre. Elle est assez précoce avec rapidement des
tubercules de belle taille et, surtout, elle tubérise plus qu'une Adora.
Néanmoins, cette année encore c'est ce qui ressort sur cette parcelle avec le
plus de gale commune. Si les mesures préventives vis-à-vis de la gale sont
prises et si ce problème ne devient pas récurrent, elle est promise à un bel
avenir
SALINE
Avec sa peau
lisse, bien qu'un peu plus jaune, elle est très attrayante. Sa forme assez
rapprochante d'une Monalisa nous a fait beaucoup espérer. Mais son rendement
reste souvent un peu limité. Sa conduite reste sans doute à bien adapter :
maitrise du défanage pour éviter son problème de repousse et une certaine
hétérogénéité parfois dans les calibres. C'est pourquoi il ne faut pas La juger
trop vite (à revoir).
MARABEL
Elle est donnée
avec 5 tonnes/ha environ de plus qu'une monalisa, ce qui semble confirmer
nos résultats. Si la présentation est un peu en dessous, elle est un peu jaune,
en revanche, elle est donnée pour la conservation. La chair est plutôt jaune.
Elle est assez hâtive avec 12-14 tubercules plutôt ovales par pied et d'un bon
calibre.
DEBORA
Le rendement est
élevé avec un calibre fort appréciable. Elle est donnée polyvalente et fritable
mais la présentation est en dessous des autres variétés. Les tubercules sont
arrondis voir un peu "cabossés".
En ce qui
concerne les autres variétés :
FLORETTE
Cette variété
est produite régionalement. Une assez belle présentation avec une forme oblongue
plutôt arrondie. C'est une variété assez souple avec une bonne tubérisation (14
à 16 tubercules au moins par pied). Dotée d'une bonne conservation en respectant
les températures de stockage (6 à 8' C). Après récolte, il faut vite la rentrer
au frigo, son repos végétatif étant assez court. Avec un taux de matière sèche
plus élevé, elle est assez farineuse et peut convenir pour de la frite.
Attention, assez sensible au mildiou du feuillage.
SAFRANE
Elle est plus
jolie qu'une O'sirène. Le choix du terrain doit être raisonné du fait qu'elle
peut ressortir avec de la gale commune parfois.
ALMERA
Testée dans le
créneau Monalisa, elle se défend pas trop mal, elle est assez polyvalente (four,
gratin). La présentation et le calibre restent corrects mais elle a été vue
parfois avec quelques taches sombres.
En conclusion
:
Dans le créneau
Monalisa, s'il est difficile de lui trouver pour l'instant une remplaçante,
Louisa donne une bonne impression. Cupido est une bonne référence mais il ne
faut pas sous estimer les problèmes récurrents de la gale commune et la menace
qu'elle fait peser sur la qualité des récoltes sur toutes ces variétés hormis
Louisa, donnée moyennement sensible mais qui semble épargnée pour l'instant.
La lutte
contre la gale commune en pustule passe aussi par la recherche et
l'identification des parcelles qui extériorisent le moins possible cette maladie
préjudiciable pour de la Pomme de terre lavée.
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