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Texte
extrait du site de SYNGENTA.be
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informations qui y sont reprises sont uniquement fournies à titre indicatif et
Syngenta Crop Protection NV ne peut en aucun cas être tenue responsable en cas
d'éventuelles inexactitudes ou imprécisions. Vous êtes invités à lire
attentivement et à suivre les consignes qui figurent sur l'emballage et
l'étiquette avant toute utilisation
Chaque cultivateur de pommes
de terre est conscient que le mildiou est la principale menace pour sa culture.
A côté du mildiou, l’Alternaria est devenu ces dernières année un sujet de
préoccupation, voire un problème qui peut mener à une sénescence précoce du
feuillage.
Beaucoup de questions se posent encore sur cette maladie.
Nous vous proposons ci-dessous de résumer les questions les plus fréquemment
posées, et d’y répondre.
Comment reconnaître
l’Alternaria en pommes de terre?
Les symptômes les plus clairs
sont ces taches brunes noirâtres, avec des cercles concentriques noirs, bien
souvent limitées par les nervures de la feuille, ce qui leur donne un aspect
anguleux. La taille des taches peut varier de quelques millimètres à 2 cm. Les
symptômes peuvent se développer partout dans la parcelle, après la période de
croissance de la pomme de terre, au moment où la culture commence à entrer en
sénescence.
Oui, l’alternariose peut être
causées par l’Alternaria solani ou l’Alternaria alternata. Dans
les faits, seul Alternaria solani est un problème pouvant mener à une perte
économique.
Quels sont les dégâts causés
par l’Alternaria?
La première conséquence de
l’Alternaria est une sénescence accélérée du feuillage. Ainsi, l’Alternaria peut
se développer très rapidement dans l’entièreté de la parcelle et provoquer une
mort prématurée du feuillage, empêchant ainsi la culture de profiter des
dernières semaines de l’été pour faire du rendement. En outre, l’Alternaria peut
infecter les tubercules. Les dégâts causés par l’Alternaria ne sont donc pas à
sous-estimer.
L’Alternaria peut-elle
infecter les tubercules?
L’Alternaria solani
peut infecter les tubercules, ce qui n’est pas le cas de l’Alternaria
alternata. L’infection du tubercule n’est possible que si celui-ci est
blessé, les spores pénétrant alors via ces blessures. Au cours de la
conservation, le champignon peut se développer et entraîner des pertes non
négligeables.
Pourquoi l’Alternaria solani
est-il réellement un problème?
Alternaria solani
peut infecter des plantes saines. A l’intérieur de la feuille, le champignon se
développe et produit des substances toxiques pour la plante. Alternaria
alternata par contre, pénètre uniquement dans les plantes blessées et/ou
fragilisées. C’est avant tout un parasite de faiblesse qui est beaucoup plus
dépendant de l’état de la plante. Si la plante récupère après un stress, le
développement de l’Alternaria alternata sera bloqué.
Comment peut-on différencier
Alternaria solani d’Alternaria alternata?
L’Alternaria alternata
présente de plus petites taches et ne va se développer que si la plante est
blessée ou fragilisée. Dès que le stress est levé, les symptômes ne vont plus se
développer. Ces petites taches peuvent facilement être confondues avec une
carence en magnésium.
L’Alternaria solani
peut lui se développer sur des plantes saines, dès le début de la sénescence, et
peut avoir un impact réel sur la production.
En combien de temps peut se
développer l’Alternaria?
En conditions favorables, le
développement de l’Alternaria peut être très rapide. En 2 à 3 semaines, la
culture peut être complètement défanée par l’Alternaria.
L’Alternaria est-il un
problème durable?
Probablement oui. L’Alternaria
peut en effet survivre dans le sol pendant 10 ans. Les plants infectés peuvent
aussi être une source et un réservoir de la maladie. Seul un traitement cohérent
peut contenir la maladie de façon durable.
Dans quelles conditions se
développe l’Alternaria?
Deux facteurs sont
prédominants dans le développement de la maladie : les conditions
météorologiques et le stade de la culture. L’Alternaria va généralement se
développer lorsqu’une période chaude est suivie de quelques jours chauds et
humides (précipitations, forte rosée, fort taux d’humidité). De fortes
précipitations sont par contre peu favorables au développement de la maladie. A
côté de cela, l’Alternaria ne se développera pas dans une culture en pleine
croissance, mais uniquement une fois la période de sénescence entamée.
A quelle température les
spores sont-elles produites et quand germent-elles?
La température optimale pour
la production des spores est 22,5 °C, et 28 °C pour la germination des spores.
Pourquoi l’Alternaria se
développe-t-il rarement en production de plants?
L’Alternaria ne se développera
pas dans une culture en pleine croissance, mais uniquement une fois la période
de sénescence entamée. Comme en production de plants, la culture est défanée
alors qu’elle est en croissance, l’Alternaria n’a pas le temps de s’y
développer.
Est-ce qu’une infection
d’Alternaria est prévisible? Existe-t-il des modèles de prévision?
En fonction des conditions
météorologiques et du stade de la culture, on peut estimer le risque de
développement de la maladie. Les recherches ont montré que les premières
infections peuvent se développer dès la fin juillet, mais en fonction des
conditions, l’infection peut également se développer plus tardivement.
Toutes les variétés de pommes
de terre sont-elles sensibles à l’Alternaria?
La grande majorité des
variétés sont sensibles à l’Alternaria solani et peuvent être infectées,
mais il est vrai que le moment de début de sénescence de la culture, stade
critique pour le développement de la maladie, varie en fonction de la variété.
Ainsi une variété comme la Bintje, sous des conditions favorables à la maladie,
pourra être infectée, pendant que des variétés comme Agria ou Astérix seront au
même moment encore en croissance, et ne pourront pas être infectées. Pour
celles-ci, la période de susceptibilité sera plus tardive. Pour l’Alternaria
alternata par contre, des différences variétales existent bien. La variété
Marquise par exemple est sensible, même si la différence de résistance variétale
importe moins que l’effet des blessures du feuillage.
Quelle est le meilleur moyen
pour lutter contre l’Alternaria? En préventif et en curatif?
Une lutte préventive,
c'est-à-dire lorsque la culture est encore indemne d’Alternaria, est la
meilleure façon de lutter contre la maladie. Le moment de traitement est à
déterminer sur base des conditions météorologiques et des prévisions, en
combinaison avec le stade de développement de la culture. Traiter sur une
culture où la maladie est déjà apparente donne de moins bons résultats.
Comment prévenir les problèmes
d’Alternaria?
Il est fortement conseillé de
traiter préventivement. L’Alternaria peut en effet détruire très rapidement une
culture encore saine. Comme le mildiou, une maladie se développant aussi vite
doit être combattue préventivement plutôt que curativement.
Quel est le meilleur produit
contre l’Alternaria?
Le tableau officiel de
Tallinn, établi par des spécialistes de la pomme de terre
|
PRODUITS |
EFFICACITE |
|
azoxystrobine |
+++ |
|
fluazinam |
(+) |
|
metiram/mancozèbe |
++ |
|
propinèbe |
++ |
|
chlorothalonil |
+(+) |
|
famoxadone+cymoxanil |
++ |
|
fenamidone+mancozèbe
ou propamocarb 3 |
++ |
|
zoxamide+mancozèbe |
++(+) |
Quel est le conseil
d’utilisation
Pour obtenir le meilleur
résultat, il est conseillé de traiter la culture dès que les conditions
d’infections sont présentes, généralement dès la fin juillet. Ces traitements
peuvent être menés en même temps que les traitements anti-mildiou |